Archive pour septembre 29, 2008

Problématique du jeux d’argent en France

 

Actuellement, le système de la FdJ est bon : il y a un taux de retour convenable (55 à 60% des sommes jouées) qui motive le joueur mais ne le sucre pas trop, ce qui évite que le jeu dérape. Pour le PMU, le taux de retour est encore plus fort : 70% des sommes jouées reviennent au joueur. De plus, le système de mutualisation permet de faire vivre la filière équine en France qui emploie des milliers de personnes.

Le problème des nouveaux opérateurs, notamment ceux spécialisés dans le jeu en ligne, (souvent aussi dans les casinos en ligne -ndr-) c’est qu’ils vont chercher à gagner un maximum en réduisant le retour, développer leur offre au maximum et saturer le marché français. Par ailleurs, la question est de savoir comment gérer l’addiction au jeu : 95% des interdits de casino le sont volontairement, mais comment faire pour les empêcher de parier sur des sites web ? Enfin, il faudra être très intransigeant sur l’origine de l’argent des sites de paris en ligne : avec tous les outils qui existent aujourd’hui pour maquiller l’argent (fonds, sociétés écrans, etc.), l’Etat devra mettre en place une feuille de route très claire pour éviter le blanchiment.

Extrait de ”Quelles sont les risques de l’ouverture du marché pour les joueurs ?”

François Truçy, sénateur du Var, Sénat.fr

Laisser un commentaire

Les casinos français vont mal

C’ EST la pire année pour nous depuis vingt-deux ans. » Délégué général du syndicat professionnel Casinos de France, qui regroupe 104 des 197 établissements de jeu, Jean-François Cot a le blues. Sur son bureau, les mauvais chiffres s’accumulent. Sur les six premiers mois de l’année, « le chiffre d’affaires du secteur est en recul de 10,6 % ».

Et en juillet, le produit des jeux (PDJ) la différence entre les mises et les gains a même « chuté de 19 % ».

« Nous avons enregistré une baisse de notre activité depuis le début de l’année avec une accentuation en avril-mai, confirme Laurent Lassiaz, le patron du groupe JOA (ex-Moliflor), au troisième rang des casinotiers français derrière Partouche et Barrière. Pour 2008, nous nous attendons à une baisse de 15 % de notre chiffre d’affaires. » Chez Partouche non plus, l’ambiance n’est pas à la fête, avec un recul de 7 % de son bénéfice net au premier semestre. Et, « le second semestre 2008 peut être marqué par la poursuite du ralentissement d’activité avec impact induit sur la rentabilité opérationnelle », prévient le groupe.

La partie est donc mal engagée pour un secteur qui emploie 18 000 salariés et brasse 2,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires. « Nous sommes touchés à la fois par l’instauration en 2007 des contrôles d’identité à l’entrée, l’interdiction de fumer dans les lieux publics depuis le 1 e r janvier 2008 et, enfin, la morosité économique et les problèmes liés au pouvoir d’achat », explique Bruno Cagnon, directeur général des opérations du groupe Barrière.

Des atouts dans la manche

«La hausse des prix des carburants a aussi joué contre nous parce que les gens hésitent maintenant à prendre le volant pour s’offrir une soirée au casino », ajoute Jean-François Cot.

Les casinos gardent toutefois quelques atouts dans leurs manches. « Le poker autorisé depuis la mi-2007 marche bien. On constate une reprise des jeux de table et les jeux en ligne constituent un relais de croissance pour les groupes », assure le porte-parole de Casinos de France. « Mais cela ne suffira pas à contrebalancer la chute de recettes des machines à sous, s’alarme Jean-François Cot, la situation économique de nombreux établissements devenant préoccupante. » Laurent Lassiaz, le PDG du groupe JOA, reconnaît d’ailleurs avoir reçu « des demandes de reclassement de personnels employés par des casinos qui ferment ou décident de passer en exploitation saisonnière ».


Laisser un commentaire