Archive pour novembre, 2008

petit Las Vegas de l’Europe

Surtout connue pour sa vieille ville médiévale, la capitale de l’Estonie, Tallinn, est devenue un petit Las Vegas avec ses 90 casinos dont le succès commence à inquiéter les autorités.

Des milliers de joueurs étrangers viennent exprès dans ce pays balte pour s’adonner à leur passion du jeu, qui ne souffre guère jusqu’à présent de règles trop encombrantes.

Pour le magazine de poker Bluff Europe, Tallinn est maintenant “la troisième destination la plus courue” par les joueurs sur le continent européen, après Londres et Dublin, devançant ainsi des endroits aussi prestigieux que Monte Carlo.

“Déjà réputée à juste titre pour être l’une des meilleures villes de la nouvelle Europe pour s’amuser, Tallinn est bien partie pour être l’endroit incontournable pour l’élite du poker en Europe”, estime le magazine.

Depuis deux ans, les organisateurs des championnats suédois de poker ont choisi de traverser la Baltique pour s’installer à l’Olympic Casino, le plus important établissement de Tallinn, dont le propriétaire Armin Karu est l’un des hommes les plus riches d’Estonie.

Après presque cinq décennies sous le joug de l’Union soviétique, l’Estonie s’est convertie à un libéralisme radical après son indépendance regagnée en 1991. L’industrie des jeux en a profité, en n’hésitant pas à taxer d’héritage du communisme toute règle un peu contraignante.

Le gouvernement a fermé les yeux, satisfait de voir ses caisses se remplir avec le produit des taxes sur les jeux. L’an dernier, l’Etat estonien a recueilli un total de 30 millions d’euros, soit 17 fois plus qu’en 1994.

Mais après plus d’une décennie de laxisme, les responsables estoniens commencent à s’inquiéter des conséquences de la passion du jeu sur leurs concitoyens.

Selon des études, environ 1% des Estoniens, soit 12.000 personnes sur une population totale de 1,3 million d’habitants, sont considérés comme dépendants au jeu. Un nombre encore plus grand, soit 16.000 personnes, a quelques problèmes de dépendance.

En deux ans, le nombre des dépendants a cru de 30%. “Ces chiffres continuent de croître, nous devons vraiment faire quelque chose de toute urgence”, estime Jaanus Mutli, maire-adjoint de Tallinn.

Le ministère des Finances prépare un projet de loi pour que tous les établissements enregistrent le nom des joueurs. Les casinos devront aussi avoir un minimum de 40 machines à sous. Il s’agit d’éliminer les petits établissements qui visent la clientèle des joueurs les moins fortunés dans les quartiers défavorisés.

La loi permettra aussi d’interdire la présence de casinos dans certains secteurs urbains. La mairie de Tallinn espère ainsi éloigner les établissements des écoles et les obliger à fermer quelques heures par jour –actuellement, ils peuvent rester ouverts 24 heures sur 24.

Le projet doit être soumis au parlement à l’automne afin que le texte puisse entrer en vigueur au 1er janvier 2009.

Poussée à la défensive, l’industrie locale des jeux a officiellement approuvé les plans du gouvernement. “Je reconnais que nous avons un sérieux problème de dépendance au jeu et je me félicite de toutes les mesures prises pour mieux réguler les jeux”, affirme Tonis Ruutel, le président de l’Association estonienne d’exploitants de casinos.

Mais un nouveau mouvement anti-casinos estime que le texte ne va pas assez loin. “La dépendance au jeu est une maladie qui ne peut être guérie”, estime Leonhard Puksa, qui a été joueur jusqu’en 2001 et qui dirige maintenant une association d’entraide.

Il réclame que la loi prévoie l’interdiction effective d’entrée aux joueurs qui ont eux-même demandé à être bannis des établissements.

Et, pour mettre en garde la population, le mouvement anti-casinos réclame un monument à la mémoire des victimes du jeu, des suicidés pour cause de ruine pour la plupart.

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futur complexe de loisirs

Le casino de Lille soufflera bientôt sa première bougie. Ouverte le 1er novembre dernier, sa version « provisoire » peut déjà s’offrir un premier bilan. Celui-ci s’annonce en demi-teinte. Cette année, les établissements français ont connu un sérieux renversement de tendance. Et le vent mauvais n’a pas contourné Lille. Les responsables du casino n’en maintiennent pas moins le cap : la sortie définitive de terre, dans un an, d’un immense complexe de loisirs.

Pour l’heure, la partie se déroule encore à l’Avant-première, un site temporaire dont les néons et autres bandits manchots demeurent noyés dans les méandres d’Euralille. Directrice générale du casino Barrière de Lille, Patricia Legros connaît cependant sur le bout des doigts ce qui émergera finalement « en face », sur un chantier des Dondaines.

Aux côtés de la DG, John Banizette, le chef de projet du futur établissement, et Benoît Vasse, le directeur marketing, complètent régulièrement les descriptions. Un périmètre d’Euralille aura toutes les chances de se métamorphoser en mini Las Vegas avec visibilité optimale : sur les flancs de Lille Grand Palais. À la clef, une capacité de 4 700 personnes pour les deux restaurants, les trois bars, les salles de jeux et la salle de spectacle confondus. L’hôtel prêt à surgir de terre ? Un potentiel de 900 clients, entre le restaurant, le bar, les chambres et les espaces « affaires » et « détente ».

C’est que le futur complexe apparaît de plus en plus stratégique. S’il s’agissait, il y a quelques années, de doter une métropole majeure d’un casino, une autre mission – visiblement centrale – émerge : rebooster le secteur du jeu. En août, l’organisation patronale Casinos de France annonçait, pour toute la France, un « recul d’activité de l’ordre de 19 % » en juillet 2008, comparé à juillet 2007. De janvier à août, cette baisse représente, toujours selon Casinos de France, 12,6 %.

« À Lille, nous avions un objectif de 800 entrées par jour à partir du 1er février, compare sobrement Patricia Legros. Le résultat est de 600. » Le souci ? L’interdiction de fumer dans les lieux publics ou encore l’obligation faite aux établissements de réclamer une pièce d’identité à l’entrée. « Le cas typique, c’est le groupe de six amis débarquant un samedi soir, commente la DG. L’un d’eux a oublié ses papiers ? Les six tournent les talons… » À cela s’ajoutent des aléas très lillois : la difficulté de trouver le lieu ou encore le cheminement parfois ardu entre les parkings alentour et l’établissement, notamment la nuit…

Cependant, malgré cette première année mi-figue, mi-raisin, l’équipe lilloise affiche une satisfaction certaine. « La qualité de nos services est bonne, souligne John Banizette. Les machines à sous ont drainé du public. » « En juin, nous avons mis en place le Hold’em Poker », complète Benoît Vasse. « Ça a démarré tout de suite », rebondit Patricia Legros.

L’été a tout de même été, pour les responsables du casino, générateur d’angoisses. Et finalement… Un client a su tirer le jackpot progressif (106 586 €) « et juillet et août ont été de bons mois de fréquentation », se réjouit Benoît Vasse. Les responsables de l’Avant-première attribuent ces scores encourageants à une campagne de marketing, notamment sur les vélos taxis. Preuve qu’il faut savoir attirer les clients un par un s’il le faut.

La mise à venir ? Elle se confirme dans le « triangle d’or ». Il ne s’agit pas là d’une nouvelle attraction, mais du surnom donné à Lille par les responsables de Barrière. Lille, creuset où Parisiens, Belges, Britanniques, ajoutés aux Nordistes, pourront jouer. Débarquant de la gare TGV et s’engouffrant dans un complexe plus que jamais voué à devenir une locomotive du groupe Barrière. •

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Machines à sous- mon amour!

Chef des ventes performant et bien noté, mais ruiné par son addiction aux machines à sous, il a fini par détourner 43 000 euros avant de tout avouer à son patron

La cinquantaine qui inspire confiance, un poste à responsabilité dans la concession automobile où il a commencé il y plus de vingt ans au bas de l’échelle, ce chef du département « véhicules d’occasion » d’une société lyonnaise a tout perdu. A l’insu de son entourage, il a plongé dans le jeu comme d’autres sombrent dans l’alcool, une passion tardive qui lui a coûté 150 000 euros en cinq ans. Et son ultime coup de poker destiné à sauver ce qui ne pouvait plus l’être l’a conduit en garde à vue, la semaine dernière, pour abus de confiance. Mercredi soir, en effet, son patron a découvert la face cachée de ce collaborateur exemplaire quand celui-ci, soutenu par un ami, est venu confesser les malversations qui le hantaient jusqu’au désespoir. Dans une lettre remise à son directeur, il a expliqué comment, de juillet à septembre, il a détourné 43 000 euros.

La technique était enfantine pour ce commercial aguerri. Il a simplement récupéré dans le bureau d’une secrétaire les dossiers de neuf véhicules qu’il a vendus pour son compte, contre paiement en espèces. L’une des voitures a été rachetée par un garagiste, qui sera poursuivi pour recel d’abus de confiance et non tenue du registre de police. Une autre a été exportée au Portugal et les autres ont été achetées par des Russes de Saint-Etienne.

Des 43 000 euros ainsi détournés, il ne reste rien.

Tout est parti dans les machines de poker, à Charbonnières et à Montrond-les-Bains, où il jouait deux à trois fois par semaine. Début septembre, mesurant la gravité de sa situation et ne se supportant pas dans la peau d’un escroc, il s’est fait interdire de casino.

Trop tard pour ce célibataire qui a découvert le jeu lors d’un voyage à Las Vegas en 1996. Comme tout le monde, il a glissé quelques dollars dans les machines à sous, les premiers pas d’une dépendance qui le laisse aujourd’hui endetté et sans emploi.

Il a d’abord joué de temps à autres, mais la vie lui a joué de mauvais tours. Une brève histoire d’amour avec une jeune Thaïlandaise, repartie dans son pays au bout d’un an, puis la maladie d’Alzheimer qui a emporté sa mère dont il s’est occupé jusqu’à la fin l’ont précipité dans le jeu pathologique. Il y a d’abord consacré tous ses revenus, puis ses économies et son appartement. Puis il a eu recours à des crédits, et doit rembourser 1 000 euros par mois. Misant des sommes de plus en plus importantes dans l’espoir de se refaire, il a dilapidé 150 000 euros, perdant jusqu’à 3 000 euros par soirée et, dans toute sa carrière de joueur compulsif, il n’a jamais gagné plus de 6 000 euros.

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Elle joue au poker

Le renouveau du poker gagne la France. Deauville accueille, jusqu’à ce soir, l’European Poker Tour. Venus de toute l’Europe et des États-Unis, 250 joueurs, des professionnels en majorité, s’affrontent au casino. Parmi eux, une jeune femme : Isabelle Mercier, championne du monde Ladies. Elle ne conçoit pas une journée sans jouer.

Il ne faut pas se fier à Isabelle Mercier. Sous des allures de jeune femme frêle, minijupe en jean et petit sac-trousse Vuitton, elle a des nerfs d’acier. Et il en faut, dans son job qui n’est pas banal : elle est joueuse de poker professionnelle. Ses adversaires l’ont joliment surnommée ‘Mercier sans merci’. Au casino de Deauville, on ne voit qu’elle sur des posters géants. Pas seulement parce qu’elle est jolie : la demoiselle est devenue championne du monde ladies aux États-Unis, en septembre.

Pas de petit ami, ni de vie de famille en dehors de quelques retours dans son Canada natal. Non, le poker occupe tout. Son temps et son espace. « Il n’y a pas un jour sans que je joue. Et si je n’ai pas d’adversaires, je joue sur le Net, avoue-t-elle dans son délicieux accent québécois. Je n’ai pas de domicile. Je vis dans mes valises (sic), dans les hôtels, toujours entre deux avions, pour participer à des tournois du World Poker tour. Juste avant Vienne, je serai à Los Angeles. » Le 18 avril, elle participera à la finale à Las Vegas : 25 000 $ d’engagement mais 2 millions de dollars de gains à la clé. Heureusement, grâce à son titre de championne et ses performances, un site de poker on line (poker stars.com), en a fait son ambassadrice et la sponsorise. Pendant les tournois, elle mène une vie d’ascète. « Je ne sors pas, ne bois pas, mange léger. Deux heures avant la première partie, je me prépare tranquillement : un bon bain, je me maquille, tenue décontractée jean-basket et je suis prête… » Il faut ce confort et une bonne condition physique pour tenir jusqu’à douze heures de jeu d’affilée.

Sa passion pour le poker lui est venue très tôt. « Je n’avais pas 4 ans. Lorsque mes parents voulaient me demander quelque chose, ils n’avaient qu’à me promettre une partie. » Pour autant, Isabelle, élève et étudiante douée, suit son cursus universitaire jusqu’au diplôme d’avocat. « J’ai choisi le droit mais j’aurais aussi bien pu faire histoire… » Le jeu la rattrape complètement il y a cinq ans. Elle vient à Paris pour organiser les jeux de table de jeu et les tournois de l’Aviation club : le temple du jeu, sur les Champs-Élysées. Depuis un an, elle a choisi de jouer pour son propre compte, enchaînant les gros tournois et « sept finales en neuf mois ».

Mais qu’est-ce que le poker a d’aussi extraordinaire ? « C’est un jeu qui fait appel à l’intelligence, à la rapidité d’analyse, à la mémoire et à la psychologie. Tout le monde a sa chance. Vous n’aurez jamais deux coups identiques. Vous avez beau les répéter, vous entraîner… rien n’y fait. » Face à des joueurs rompus à tous les tournois, la petite Isabelle ne se démonte pas. Elle est même très douée dans le bluff. « Tout compte. Un joueur débutant dans un tournoi de mille joueurs sera intimidé. Il faut avoir confiance en soi. La peur peut vous paralyser. Les plus roublards vous font croire qu’ils ont une bonne main alors qu’ils n’ont rien »… Isabelle est du genre à prendre l’initiative. « J’aime l’attaque. Lorsque je suis trop conservatrice, je perds. Il faut prendre beaucoup de risques pour gagner beaucoup ».

À Deauville, depuis mardi, l’ambiance de cet European Poker Tournoi confirme les impressions d’Isabelle : les joueurs (qui ont payé l’inscription 2 000 €) sont plutôt débonnaires, sans costume cravate. Malgré l’enjeu (le vainqueur remportera 25 % de la somme totale des inscriptions, soit 125 000 €), leur look tient plutôt de celui du touriste sous la tour Eiffel, portant casquette et sweat extra large floqué. Certains ont un walkman sur les oreilles. Des lunettes noires cachent leur regard. « Le but est de rester le plus ‘illisible’ possible », confirme Isabelle.

Ils sont venus des États-Unis, de Norvège, d’Angleterre, de Hongrie, d’Italie… mais tous se saluent amicalement et évoquent leurs derniers exploits en se donnant rendez-vous à Vegas ou Monte-Carlo. Le poker est une grande famille sans frontières.

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Concurrence « illégale »

Exceptionnellement, ils parlent d’une même voix. Hier, les représentants des trois organisations patronales des casinos (Casinos de France, le Syndicat des casinos modernes de France et l’Association des casinos indépendants de France) ont appelé le gouvernement à l’aide. Ils demandent des réductions de taxes et un assouplissement des règles qui encadrent leur métier. Depuis le mois de juin, l’activité des casinos est en recul de 15 % à 20 % et l’avenir s’annonce morose. En octobre, l’activité du casino de Deauville a chuté de 28 %, a souligné Dominique Desseigne, président du ­groupe Barrière. À Port-Barcarès, le casino Partouche n’ouvrira plus à l’année, mais simplement l’été.

Tout cela à cause de la crise mais aussi de l’interdiction de fumer. Entrée en vigueur en janvier, celle-ci s’est ajoutée à une autre mesure pénalisante : le contrôle généralisé à l’entrée des casinos, obligatoire depuis 2006. « Si la situation perdure, il y aura des fermetures et des plans sociaux », a prévenu Patrick Partouche, président du directoire du groupe Partouche. Et de rappeler que l’enjeu ce sont les 18 000 personnes qui travaillent dans les 197 casinos français.

Les trois syndicats patronaux ont déjà écrit à François Fillon, le 29 octobre, pour demander un allégement de la fiscalité pendant deux ans et une plus grande souplesse pour ouvrir de nouveaux jeux. Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, est décidée à faciliter l’organisation de tournois de poker et l’installation de machines à sous. Cela ne règle pas le problème de la concurrence « illégale » d’Internet, selon Dominique Desseigne, sur les sites de jeux pour le moment interdits en France. Pour attirer du monde chez eux, les casinos attendent du gouvernement le feu vert pour organiser des jackpots progressifs multisites. Le principe : relier entre elles des centaines de machines à sous pour faire gagner des cagnottes de plusieurs millions d’euros.

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« Une belle et grande aventure »

Crise boursière ou crise économique : rien ne va plus ! Et la mauvaise fortune vaut pour tout le monde.
Les casinos aussi vont mal. Ce sont leurs patrons qui le disent, le claironnent même maintenant : à la presse, à leurs autorités de tutelle, le ministère de l’Intérieur, celui du budget pour décrocher des compensations sur internet… Et qui laissent entendre encore que par ricochet, les collectivités locales pourraient finalement en pâtir.

Les casinotiers n’auraient donc actuellement pas un bon jeu en main. Auquel cas, le casino de Blotzheim aura alors joliment bluffé son monde jeudi soir.

Car au spectacle inaugural de ses quelque 800 invités se bousculant devant les tables du buffet, dans cette salle de gala gentiment chahutée par quelques artistes délicieusement impertinents, au cœur de cette nuit de gâterie générale éclairée aux flambeaux d’un cracheur de feu, le tout sous le sourire de Sheila, la marraine du casino (qui viendra chanter à Blotzheim), on n’avait pas vraiment là l’image de la misère et de sœur Emmanuelle. Alors le grand bluff ?

« 8 000 entrées et un record d’ouverture »Les responsables du groupe Lucien Barrière ont aimablement avancé une tout autre raison à ces réjouissances. C’est que Blotzheim, comme toujours diront ses fans ou ses détracteurs, ne fait jamais rien comme les autres. Avec quelque 8 000 entréeslors de ses deux premiers jours de lancement, son casino a battu « des records pour une ouverture », déclara fièrement le directeur Jérôme Colin. Et Sven Boinet, le président du directoire du groupe Barrière de relancer non sans humour. Oui, « Blotzheim ferait tache » dans le climat de sinistrose générale. Un phénomène… gênant à l’heure des doléances et que l’on aurait tenté d’expliquer pour les ministères par une clientèle majoritairement étrangère. C’est faux, évidemment !

Les Blotzheimois et la région frontalière jusqu’à Mulhouse comptèrent lourds, eux aussi, dans les 10 000 curieux de l’ouverture de la Toussaint. Mais l’assistance a aimé ces bons mots accompagnant la fierté générale de posséder désormais un tel équipement pour le développement économique et l’attraction de la région frontalière.

« Malgré le contexte économique délicat, nous avons respecté là nos engagements » rappela Jérôme Colin. À savoir « un établissement multi culturel, ouvert 365 jours par an et qui se fond le plus possible dans le paysage ».

Mais ce casino est aussi un lieu de vie et de travail pour 115 collaborateurs dont plus de 80 embauchés dans la région pour lequel le groupe Barrière, qui y aura investi 16 millions €, « espère 300 000 visiteurs annuels et attend à terme entre 15 et 20 millions € de chiffre d’affaires » précisa Sven Boinet.
« Ce fut une belle et grande aventure », commenta le maire Jean-Paul Meyer. Et un travail « colossal » ajouta-t-il. « Mon prédécesseur avait lancé les premiers dés, il a fallu créer de toutes pièces ce projet, le faire mûrir, le faire naître pour le concrétiser et enfin l’accompagner. »

Ses remerciements allèrent à son conseil, ses adjoints Lucien Gasser et Julien Zimmermann, à l’équipe municipale dirigée par Sylvie Wilb mais aussi au secrétaire d’État Jean-Marie Bockel et au député maire de Saint-Louis Jean Ueberschlag qui décrocha chez Édouard Balladur le classement en zone climatique, « la première pierre sans laquelle rien n’aurait pu se faire ». Pour sa part, Jean Ueberschlag eut une pensée aussi pour Robert et Gérard Brémond de Pierre et Vacances et leur conseillère et déléguée Françoise Picard qui sut mener le dossier de classement à maturité.

Et le député maire de Saint-Louis qui s’est dit ébloui en le découvrant de nuit – « c’est Las Vegas ! » — en est convaincu : « ce casino voulu par Jean-Paul Meyer et son prédécesseur Bernard Simon apportera un plus dans le dynamisme de cette région frontalière ».

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Croupier est son métier

Leur métier, c’est le jeux. Mais ne devient pas croupier qui veut. Dans un marché en pleine expansion, acquérir des bases est aujourd’hui nécessaire pour postuler dans un casino. Après Lyon et Vals-les-Bains (Ardèche), une formation reconnue par la profession a ouvert ses portes en septembre à Bordeaux. Manipulation des cartes et jetons, calcul mental, gestion psychologique des mauvais perdants… La Cerus Casino Academy peut former jusqu’à vingt-quatre croupiers en trois mois. Sept stagiaires y sont actuellement inscrits. Critères exigés : être majeur, inscrit sur les listes électorales, avoir un casier judiciaire vierge et accepter un premier poste hors de sa région. Coût de la formation : 4 100 €.

A la sortie, l’emploi est assuré, avec un salaire de 1280 à 1500 € brut (sans les pourboires). Claire, Marseillaise de 21 ans, a déjà un contrat qui l’attend à Liverpool. Titulaire d’un BEP, une annonce sur Internet lui a donné l’idée de suivre les cours de la Cerus Casino Academy : « Ce n’est pas l’argent qui m’intéresse, mais le monde de la nuit et les voyages », explique-t-elle. « L’argent peut donner le vertige, admet le directeur du centre, David Robert. Mais les voleurs se font repérer illico. Les poches des croupiers sont cousues, leurs mains restent sur la table et un casino recompte toujours ses jetons. »

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On ne mégote vraiment pas avec la santé…

La loi contre le tabagisme vient d’être votée à l’unanimité au Conseil national. « Un texte attendu depuis cinq ans », a lancé Jean-Charles Gardetto, conseiller national. Une durée peut-être nécessaire pour créer le consensus de l’ensemble des 24 parlementaires monégasques, toute étiquette confondue.

Mais au-delà de l’aspect strictement politique, difficile d’aller contre un mouvement général. Après l’Italie le 10 janvier 2005, puis la France le 1er janvier 2008, « il était temps que Monaco réagisse », a souligné Jean-François Robillon, conseiller national.

Le texte entrera « en vigueur le premier jour du sixième mois suivant sa publication au Journal de Monaco », stipule l’article 14. Cette publication est attendue en fait vendredi 23 mai. Il faut donc s’attendre à ne plus fumer dans les lieux publics vers la mi-novembre.

Preuves que la lutte anti-tabac est attendue avec impatience, les décisions de plusieurs structures monégasques de passer au plus vite dans l’ère anti-tabac. Ainsi Stéphane Valeri, président du Conseil national, a d’emblée indiqué que le parlement monégasque appliquera la loi dès sa publication au Journal de Monaco.

Mais déjà, plusieurs entreprises monégasques interdisent la cigarette dans les bureaux.

Certains restaurants font de même, tel que chez Joël Robuchon depuis le 1er janvier dernier. Au bar Le Pitchoun, Franck est un responsable de snack heureux : « Le chiffre d’affaires est meilleur depuis avril 2006, date à laquelle nous avons interdit la cigarette. » Par contre, dans l’administration, aucune note n’est passée. « Chaque chef de service fait ce qu’il souhaite », précise-t-on au Centre de presse.

Si l’habitude semble avoir devancé la loi, le cas de casino a tout de même fait grincer quelques dents en séance publique du Conseil national. Le gouvernement avait initialement pensé déroger à la règle en imaginant l’installation de ventilations. Refus catégorique du Conseil national qui a purement et simplement supprimé l’article de loi envisagé.

L’opposition, et notamment Laurent Nouvion, leader de ” Rassemblement et Enjeux “, s’est dite défavorable à l’amendement, craignant une diminution du chiffre d’affaires des casinos. Toutefois, Bernard Lambert, directeur général, affirme que « la SBM n’a aucune prévision de baisse. »

D’ailleurs, ” joueur ” ne rime pas forcément avec ” fumeur “. Bernard Lambert estime que 50 % des clients de salles de jeux ne fument pas. Il précise également que la cigarette est déjà interdite aux tables de jeux du Café de Paris depuis trois mois et au Sun Casino depuis un an et demi.

Ailleurs, des espaces fumeurs seront installés dans les prochains mois.

Des mesures attendues avec impatience par la grande majorité des syndicats du secteur.

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Casino de Regina – Faux gains de 27 500 $

 

Le Casino de Regina a rendu public jeudi un incident qui a eu lieu dans son établissement il y a plus de trois mois.

Plusieurs joueurs ont cru décrocher la cagnotte quand ils se sont présentés au guichet automatique pour obtenir de la monnaie ou racheter leurs gains. C’est qu’un employé du casino a par erreur glissé des billets de 20 $ dans le support à billets de cinq dollars.

Pendant deux jours, les 26 et 27 octobre, un client qui avait découvert le pot aux roses a encaissé 11 000 $. Il s’est présenté 180 fois au guichet défectueux.

C’est un client, un peu plus honnête, qui a alerté le personnel du casino. Le casino a ainsi perdu 27 500 $. Grâce aux caméras de surveillance, la direction du Casino de Regina a réussi à identifier les individus qui sont retournés à plusieurs reprises au fameux guichet. Certains ont accepté de rembourser leurs « profits ». Le casino a ainsi pu récupérer plus de 13 000 $. D’autres ont refusé et se sont vu interdire l’accès au casino et à tous les établissements sous la juridiction de la Saskatchewan Gaming Corporation. La société des loteries pourrait intenter des poursuites contre ces individus.

La police de Regina a ouvert une enquête. Quant à l’employé au coeur de toute cette affaire, il travaille toujours au casino. Après tout, a déclaré son patron, l’erreur est humaine.

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La plupart des Thaïlandais s’opposent aux casinos dans leur pays

 

Selon un sondage rendu public dimanche, la plupart des Thaïlandais sont en désaccord avec le gouvernement sur l’ouverture de casinos dans le royaume. L’enquête a été menée par l’Université de l’Assomption auprès d’un échantillon représentatif de 2.726 personnes dans 18 provinces, selon laquelle 56,4% des personnes interrogées sont contre cette idée récemment proposée par le Premier ministre Samak Sundaravej. M. Samak a promis mardi dernier de légaliser les premiers kasinos du royaume, afin d’attirer davantage de touristes étrangers et de créer davantage de ressources pour équilibrer le deficit budgétaire. Le dossier controversé, proposé par plusieurs gouvernements de par le passé, a provoqué de vives oppositions de la part des organisations privées, selon lesquelles la Thaïlande est un pays bouddhiste et il ne faut pas légaliser les casinos. En revanche, 55,3% des personnes interrogées ont tout de même affirmé que les paris sont “une chose normale”.

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