Archive pour décembre, 2008

Dynamiser la restauration

Joagroupe et ses 20 Joacasinos, troisième opérateur national avec 10 % de part de marché, c’est 450000 couverts par an, au travers de ses 23 restaurants, 32 bars et 4 discothèques, 400 employés et un chiffre d’affaires annuel de 17 millions d’euros. Des nouveautés tous azimuts.

Avec la mise en place de la loi anti-tabac en janvier 2008 et en 2007, celle du contrôle d’identité obligatoire dans les casinos privant ainsi 50% de ses restaurants d’un accès commercial libre, le groupe a décidé de prendre des mesures. Plusieurs chantiers ont donc été lancés par Laurent Trabalzini, le nouveau directeur de la restauration du groupe JOA.

Les tendances alimentaires : A Saint-Paul-Lès-Dax, dans les Landes, un concept vapeur, plancha et cocotte est en test depuis 3 mois avec un travail de fond sur les buffets d’entrées et de desserts. Dans cette région très terroir, le pari n’était pas gagné et pourtant, la cuisine vapeur remporte un franc succès avec 35 % des ventes.

La promotion du réseau : du 12 décembre au 4 janvier, tous les restaurants du groupe proposent un menu JOANOËL commun à 26 euros. À partir d’une ligne directrice les chefs des différents établissements ont eu 15 jours pour proposer un menu et réaliser les fiches techniques. Les 4 chefs, dont les recettes ont été sélectionnées, se sont donnés rendez-vous au JOAcasino d’Uriage pour tester les plats.

La restauration à thème : À Saint-Aubin, il a fallu trouver une idée pour habiter l’espace. Pour ce défi, Joagroupe a fait appel à Fabrice Raoult (Mécanos du Goût) qui a travaillé sur le concept de « Bodega », choisi par le groupe, pour redynamiser les lieux. L’ouverture est prévue pour fin mars 2009.

L’édition : Comme l’image passe également par les supports présentés aux clients, menus, cartes des vins, cartes de bars, cartes de discothèques sont relookés pour correspondre aux 4 valeurs de la marque : convivialité, fraîcheur, sensorialité, confiance.

Un nouveau concept, JoaKfé : Au programme, une restauration finger food pour les joueurs qu’ils pourront apprécier au bar ou sur leur machine à sous. Le menu sera composé de tapas, de pasta et de wraps avec un prix de vente compris entre 3 et 8€. Le tout sera servi dans une vaisselle jetable entièrement désignée et biodégradable. Les premiers tests sont prévus pour début 2009.

La formation : À partir de 2009, un programme de formation sous forme de coaching individuel est mis en place sur une période de 2 ans pour l’ensemble des collaborateurs de la restauration.

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Compexes hôteliers

Le « resort », complexe hôtelier né dans les années 1970, n’en finit pas de muer. « De l’hôtel sur la plage avec des cocotiers genre Hilton exotique d’après-guerre, on est passé au lieu de villégiature saisonnier », explique David Mandefield, ancien président du conseil d’administration de Méridien SAS dont 35 % des hôtels du groupe sont des « resorts ». « Seulement, il faut établir des partenariats et construire, par exemple, près d’un golf existant, très demandé par les clients mais trop cher à rentabiliser. » Lieu et personnel irréprochables, services sans failles, c’est le Graal poursuivi par tous les groupes. Les séjours raccourcissent et les clients compactent leur visite en trente-six ou soixante-douze heures !

L’un des projets les plus emblématiques de la nouvelle génération de complexes hôteliers a été mené par la Société des Bains de Mer (SBM), appartenant à la famille Grimaldi. La réflexion a démarré il y a dix ans pour répondre au big-bang touristique de Monaco, avec l’idée de créer un centre de congrès entouré d’un maximum de services avec des lits, des spectacles, bars, restaurants, et des casinos. Cette anticipation a aussi pris en compte la vogue des spas. L’objectif est de figer le client sur place.

Lancés sous le prince Rainier, les travaux du Monte Carlo Bay dans le quartier du Larvotto – onze étages dominant la mer – ont pris cinq ans, pour un coût estimé à 200 millions d’euros. Inauguré en octobre dernier, ce jeune quatre étoiles a doublé la capacité hôtelière du groupe, la portant à 900 chambres.

« Compte tenu de l’espace, nous avons voulu créer un lieu très ouvert et surtout un hôtel contemporain », confie Bernard Lambert, président de la SBM. Le lieu compte 334 chambres, dont 22 suites, une héli-surface, un drugstore, quatre restaurants et autant de bars, un accès direct au Jimmy’s, célèbre boîte de nuit. « On vend un statut, une image, de l’hédonisme, explique Axel Hoppenot, directeur commercial et marketing de la société. La SBM a voulu enrichir l’expérience glamour. » Avec à la clef piscine pharaonique, lagon à ciel ouvert, spa de luxe et 154 bandits manchots dans le casino.

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L’hébergement  et les “jeux” , font monter le chiffre d’affaire de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes de 5% à 132,2 M€, tandis que Dominique Desseigne, son président, reçoit le prix “Management & Compétences” d’Enjeux Les Echos.

Le chiffre d’affaires consolidé de la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes a progressé de 4% à 42,986 millions d’euros au quatrième trimestre de l’exercice 2006. La SFCMC exploite 2 casinos (casinos Barrière de Cannes Croisette et Barrière Les Princes dans les locaux de l’ex-Noga Hilton) et 2 hôtels (hôtels Majestic-Barrière et Gray d’Albion). Pour l’ensemble de l’exercice écoulé, clos le 31 octobre 2006, le chiffre d’affaire connaît ainsi une hausse de 5% et atteint 132,204 M€.

C’est l’activité hébergement qui progresse le plus : +12% par rapport à l’exercice précédent avec une sensible amélioration du taux d’occupation et de la recette moyenne par chambre sur les segments de clientèle “individuel” et “festivals (en revanche les segments “groupes et séminaires” affichent un recul). L’activité “Jeux” progresse de 4% poussée par l’exploitation sur une année pleine des machines à sous du Casino Barrière Les Princes (contre 8 mois sur l’année précédente). Le Casino Barrière de Cannes Croisette est quant à lui en net recul.

D’autre part, le président de la SFCMC, Dominique Desseigne, a reçu récemment le trophée “Management & Compétences” du magazine Enjeux Les Echos. Le prix lui a été remis par Franck Riboud, Pdg de Danone, qui était le lauréat 2005. Cette distinction couronne la démarche de management par les compétences, menée depuis 2002 par Pascal Brun, directeur général de la société.

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Votre avatar dépense votre argent

Plus de 150 millions d’euros sont joués chaque jour au poker en ligne. Les casinos français en sont exclus, mais Patrick Partouche a pris les devants.

Patrick Partouche, le patron de la première chaîne de casinos en Europe, avait promis qu’il ouvrirait un site de poker en ligne. C’est fait. Et pour contourner le système français qui interdit la chose, le site roule sous pavillons de Malte et de Gibraltar.

Un vrai coup de poker, comme en réserve souvent Patrick Partouche, car les casinotiers ont reçu l’assurance d’un assouplissement de la législation de la bouche même du ministre de l’Intérieur : Michèle Alliot-Marie, la semaine dernière.

Pourquoi une telle précipitation ? Parce qu’il y a le feu dans les 197 casinos français, qui emploient 18.000 personnes : les produits bruts des jeux (pbj, différence entre les mises et les gains, dont 58 % partent dans les caisses de l’État) ont chuté de 13,5 % sur les neuf premiers mois de l’année, et la tendance s’accélère assurent les syndicats patronaux.

Ils incriminent l’interdiction de fumer et la concurrence du PMU et de la Française des jeux, qui a lancé Poker, fin octobre, et tout récemment Noël à vie. Une Française des Jeux qui profite d’un monopole des jeux d’argent en ligne qui doit disparaître début 2009. Car l’avenir du jeu est sur Internet, où le poker virtuel draine plus de 150 millions d’euros chaque jour sur la planète. Et les Français sont de plus en plus nombreux à rejoindre ces communautés de joueurs virtuels qui misent de l’argent réel : leur nombre a augmenté de plus de 50 % entre 2006 et 2007, attirés par le plaisir et la flexibilité de ces web-parties.

Des centaines de sites se sont développés, avec une très grande habileté et un marketing infernal : sur les plus efficaces, on peut se contenter de jouer « pour rien » à des dizaines de jeux de machines à sous, de baccarat, de black jack, ou de vidéo poker. Ensuite, le site vous propose des promotions alléchantes pour jouer de l’argent. En installant un logiciel, vous pouvez créer votre avatar et choisir un costume avant de prendre place autour d’une table virtuelle. Un souci avec l’ordinateur ? Pas de problème : il y a même un service d’assistance téléphonique !

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Holland Casino

Holland Casino a reçu le prix international << Socially Responsible Operator of the Year >> (Exploitant socialement responsable de l’année) de l’industrie du casino. Johan van Kastel, vice-président Contrôle de la sécurité et gestion des risques, a eu l’honneur de représenter Holland Casino aux Gaming Awards 2008 à Londres. Parmi les autres nominés pour ce prix figuraient, entre autres, Harrah’s Entertainment Inc. (États-Unis), Opera House Casino (Royaume-Uni) et Groupe Partouche (France).

<< Nous sommes extrêmement fiers de cette reconnaissance internationale >>, a déclaré Dick Flink, PDG de Holland Casino. << Holland Casino a adopté les principes de la politique de jeu responsable dans sa stratégie afin de faire en sorte que la place de l’organisation << au centre de la société >> soit visible pour tous. Cette politique de jeu responsable offre une excellente illustration de la façon dont Holland Casino remplit sa responsabilité sociale. Plus important encore, les résultats récents d’une enquête sur la dépendance menée par LADIS dans tout le pays montrent une baisse de 12% du nombre de joueurs compulsifs recensés. Les mesures prises dans le cadre de notre politique de jeu responsable y contribuent sans aucun doute de manière significative. >>

Depuis 1975, Holland Casino détient les droits exclusifs d’exploitation de casino aux Pays-Bas octroyés par les autorités néerlandaises. La société a pour objectif d’offrir un environnement de jeu sûr et légal aux consommateurs adultes qui sont intéressés par les jeux de casino. Chaque jour, des milliers de Néerlandais se rendent dans les casinos pour profiter des nombreux jeux et divertissements qui y sont offerts, le tout dans une atmosphère accueillante et raffinée. Présente au coeur de la société et comptant quelque 5 000 employés, Holland Casino attache beaucoup d’importance au plaisir et à la sécurité de ses invités. Holland Casino exploite 14 casinos à Amsterdam, Breda, Eindhoven, Enschede, Groningue, Leeuwarden, Nimègue, Rotterdam, Scheveningen, à l’aéroport de Schiphol, à Utrecht, Valkenburg, Venlo et Zandvoort.

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Poker chez Barrière!

Tournois, casting inédit pour sélectionner un joueur qui représentera le groupe à l’étranger, ouverture d’un site internet: le groupe Barrière mise sur le poker pour l’année 2009.

Le premier casinotier français (34 casinos) a présenté symboliquement mardi dans la salle de poker du casino d’Enghien-les-Bains (Val d’Oise) son plan pour développer ses activités dans ce secteur.

Le casino de Deauville (Calvados), l’un des fleurons du groupe, organisera du 20 au 24 janvier l’étape française de la 5ème saison du European poker tour (EPT), “l’équivalent de la Ligue des champions pour le football”, selon Eric Cavillon directeur général des casinos de Deauville et de Trouville.

Les 700 joueurs, attendus pour l’étape normande qui prévoit un total de prix de 3,360 millions d’euros, devront débourser chacun 5.300 euros de frais d’inscription. Ces finalistes ont participé à des éliminatoires dans 25 casinos (90 euros d’inscription), puis à des qualifications (560 euros) lors de 13 tournois régionaux. 70 vainqueurs de ces tournois bénéficieront d’un prix de 7.000 euros pour participer au tournoi principal de Deauville.

Le groupe organisera également en 2009 des dizaines de tournois nationaux et régionaux dans la cadre du Barrière Poker tour 2009.

Par ailleurs, le directeur général des opérations du groupe Christian Meunier a annoncé “le recrutement, par un système de casting inédit” au cours de tournois supervisés par des joueurs professionnels, d’un joueur qui sera l’”ambassadeur du groupe”.

Il sera désigné au mois d’octobre au casino d’Enghien-les-Bains et recevra 120.000 euros pour participer à une dizaine de grands tournois dans le monde en 2010 sous les couleurs de Barrière.

Enfin, le groupe a ouvert mardi un site consacré exclusivement au poker (www.barrierepoker.com), mais qui, a tenu a préciser M. Meunier, n’a pas vocation à être activé dans le cadre de l’ouverture en 2009 du marché français aux paris sportifs et au poker en ligne.

100.000 joueurs de poker ont fréquenté en 2008 les casinos du groupe qui a enregistré pour ce jeu un produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises et les gains, équivalent du chiffre d’affaires des casinos) de 10 millions d’euros, soit 20 % du PBJ des jeux de table.

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250 machines à sous

 

Le grand casino de Bâle sera inauguré ce soir et ouvert au public demain. Ce temple du jeu, limitrophe de Saint-Louis, est exploité par la société Airport Casino Basel AG, dont le casinotier français Tranchant est actionnaire à 100 %. Il représente un investissement de 55 millions de FS. Un millier de visiteurs sont attendus chaque jour.

Deux projets étaient en lice à Bâle : celui de la société de Foire de Bâle et celui de la société Airport Casino Basel AG. C’est cette dernière, fondée le 13 septembre 2000, qui s’est vue accorder cette concession de type casino A avec grands jeux par le conseil fédéral le 25 octobre 2001. Hier le conseil d’administration s’est félicité du bon déroulement des travaux, malgré la complexité administrative et « de nombreux obstacles ». Il n’aura fallu que 24 mois pour bâtir le grand casino de Bâle sur une friche industrielle située à la frontière franco-suisse à deux pas de l’autoroute A 35 et près de l’EuroAirport. Le groupe français Tranchant qui exploite 22 casinos, dont 18 en France, a investi 55 millions de FS dans cette réalisation.

Le bâtiment comporte quatre étages : le premier abrite la salle des grands jeux avec 16 jeux de table, 2 roulettes françaises, 6 roulettes américaines, 6 Black Jack, un poker, un baccara et un restaurant. Au rez-de-chaussée, à côté de l’accueil -entrée gratuite, mais interdite aux moins de 18 ans- se trouvent une brasserie et un bar. Au sous-sol, 250 machines à sous avec différents jackpots sont alignées sur plusieurs rangées. On y trouve aussi un bar. Une salle de spectacle équipée d’une scène propose quelque 150 places au 2e étage ; elle est prévue pour des événements, culturels, séminaires et banquets. Les locaux administratifs sont situés au-dessus ; les différents étages sont reliés par des escaliers roulants et accessibles aux personnes à mobilité réduite par ascenseurs. Deux parkings au sous-sol offrent une capacité de 285 places. Le bâtiment est une réalisation du bureau d’architecture bâlois Burckhardt+Partner AG ; avec son cube rouge, éclairé la nuit, le bâtiment représente une architecture moderne Les gestionnaires de l’établissement prévoient une fréquentation d’environ 350 000 joueurs et visiteurs par an, essentiellement une clientèle régionale. Sans oublier les touristes et la clientèle d’affaire des foires de Bâle. En somme, « une situation idéale » pour les représentants du conseil d’administration qui tablent sur un revenu annuel brut des jeux de l’ordre de 55,9 millions de FS pour la période 2004-2009. L’entreprise emploie 186 salariés de 17 nationalités sous la direction de Michael Favrod. Parmi eux, une quarantaine de frontaliers français.

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Huit médailles d’or!

Après avoir raflé huit médailles d’or aux jeux olympiques de Pékin, Michael Phelps s’est lancé un autre défi de taille: devenir une star du poker. Il est vrai qu’après avoir décroché autant de médailles et atteindre un palmarès dur à égaler, l’enfant de Baltimore n’as pas grand chose à prouver dans l’eau. En revanche sur terre (ou plutôt au casino), le champion le plus titre de l’histoire de la natation a tout à prouver au texas hold’em poker. Ce “gamin” de 23 ans s’est entraîné de manière intensive durant six semaines à Las Vegas pour améliorer ses aptitudes en calcul de probabilités et en bluff. Il s’avère qu’il a fait un bon départ en terminant à la neuvième place à un tournoi du Caesar Palace dont le droit d’entrée s’élevait à 1500 dollars. Ce joueur débutant au poker a devancé 178 joueurs notamment des grands noms du poker.

Phelps n’est pas considéré comme étant un sportif reconverti puisqu’il compte reprendre le chemin du grand bassin pour rafler le titre du 100 mètres nage libres à Alain Bernard (Il l’avait déclaré après les JO ndlr). Le poker compte être une activité qu’il mène en parallèle à la natation. D’ailleurs, de nombreux sportifs sont pris par la pokermania et s’adonnent à cette passion dont certains en font leur nouvelle profession. Boris “Boum Boum” Becker, anciennne star de Tennis, s’est lancé dans les tournois de poker depuis quelques mois tout comme Evgueni Kafelnikov…depuis quelques années. L’ancienne star du ballon rond de l’Olympique Lyonnais, Vikash Dhorassoo, fait partie de ses amoureux du texas hold’em poker et fréquente des cercles de jeux .

Le jeu de poker connait un succes phénoménal et il va sans dire qu’il risque d’exploser quand il sera entièrement légal en 2009. Affaire à suivre.

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Européenne de Casinos!

La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers a prononcé à l’encontre de Fortis Bank, venant aux droits de Fortis Securities, une sanction de 30.000 euros, dans l’affaire du rachat de la Compagnie Européenne de Casinos par Groupe Partouche. Il est reproché à la société de Bourse d’avoir retardé l’exécution d’un ordre.

C’est le seul protagoniste sanctionné. Mais la commission des sanctions a profité de l’occasion pour préciser la portée du principe du libre jeu des offres et des surenchères.

L’histoire remonte à 2002. Accor Casino lance une offre sur Européenne de Casinos, bientôt suivi par Groupe Partouche. Accor Casino surenchérit de nouveau mais, trois semaines plus tard, Groupe Partouche annonce avoir acquis des actions et des obligations convertibles lui permettant d’emporter la bataille.

La commission des sanctions a écarté le grief d’atteinte au libre jeu des offres et des surenchères notifié à André Der Krikorian, président d’Européenne de Casinos, et à la société Groupe Partouche. La commission des sanctions a estimé qu’André Der Krikorian ne pouvait être regardé comme ayant agi de concert avec la cible. Elle observe que Groupe Partouche n’a pu prendre le contrôle d’Européenne de Casinos par l’acquisition des seuls titres d’André Der Krikorian mais via des acquisitions auprès de vendeurs divers.

Le cadre de la réglementation
Dans un communiqué, l’AMF souligne que cette décision rappelle que le recours à une application – un échange de blocs – en période d’offre n’était interdit par aucun texte et que l’opération avait été exécutée sur le marché. Dès lors, la réglementation n’a pas été méconnue. « La rapidité de l’opération ne constituait pas en soi – alors même qu’elle avait empêché toute surenchère pertinente de la part d’Accor Casino – une atteinte au libre jeu des offres et des surenchères », explique-t-elle. Ce principe doit « s’apprécier dans le cadre de la réglementation », insiste l’AMF.

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Folie poker

Pas de croupiers, pas d’hôtesses, et pas de volutes de cigare au club de poker 3.14 de Yerres (Essonne). Ici, on joue au casino grâce à la bienveillance des patrons d’une auberge cossue, sous les vieilles poutres de l’arrière-salle, dans l’odeur humide de l’écurie et du feu de bois.

Créé en décembre 2007 à l’initiative de son président, Kristof Mahen, 34 ans, agent SNCF et magicien de formation, qui le conçoit comme un “lieu de rencontres” entre passionnés, c’est l’un des nombreux clubs nés de la “folie poker” qui a submergé la France. “Il ne se passe pas quinze jours sans que l’on reçoive un dossier d’affiliation et pas une journée sans qu’une personne demande la licence”, note Serge Brioudes, président de la Fédération française pour le développement du poker (FFDP). En 2007, la FFDP comptait 18 clubs affiliés et 300 licenciés. Un an plus tard, début mars : 72 clubs et plus de 2 000 licenciés.

Depuis trois ans, Internet aidant, ce jeu a envahi l’Hexagone, remisant au placard tarot et belote. Les magazines spécialisés, qui se multiplient, ne se lassent pas de raconter les success stories fulgurantes de jeunes amateurs. Aujourd’hui, plusieurs Français figurent parmi les meilleurs joueurs mondiaux.

Mais la France interdit son marché aux opérateurs de jeu, hors le monopole exercé par la Française des jeux, le PMU et quelque 200 casinos répartis sur tout le territoire. Sommés en 2007 par la Commission européenne d’ouvrir son marché aux paris et jeux en ligne, les pouvoirs publics ont temporisé en s’engageant à étudier la question. Fin mars, Bruno Durieux, inspecteur général des finances, devrait ainsi rendre publiques les conclusions de la mission relative à l’ouverture des jeux d’argent et de hasard que lui a confiée, le 27 novembre 2007, le premier ministre, François Fillon. Le ministre du budget, Eric Woerth, a de son côté mandaté le criminologue Alain Bauer pour rédiger une note sur les “conséquences” que pourrait engendrer une libéralisation.

Les enjeux sont énormes. En quelques mois, grâce à l’ouverture des poker rooms, qui ont mis fin au monopole des cercles de jeu, les casinos ont vu leur fréquentation repartir à la hausse – malgré l’interdiction du tabac et les contrôles d’identité. “Les jeux traditionnels, roulette, boules, disons tout l’ensemble table a progressé de 40 % en 2007, reconnaît Patrick Partouche, propriétaire des casinos du même nom. Grâce à la proximité du poker et des machines à sous, c’est la première fois depuis dix-sept ans que les jeux se redressent.”

Surtout, le poker a amené une nouvelle clientèle, plus jeune. “Nous étions très faibles sur la tranche 20-40 ans, alors que c’est la première à jouer au poker, souligne M. Partouche. Et celle des 18-25 ans a appris à jouer sur Internet.” Désireux de ne pas se laisser doubler sur le Net, le groupe avait investi dans un site installé à Gibraltar. Mal lui en a pris : en mars 2007, M. Partouche a été condamné à douze mois de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende pour avoir cédé son nom à un site illicite.

Pas à court d’imagination, le groupe s’est alors tourné, tout comme son puissant concurrent Lucien Barrière, vers une autre forme d’exploitation du jeu, un gigantesque tournoi. Le Partouche Poker Tour devrait s’achever en septembre, après 2 400 tournois “satellites”, dans un grand hôtel de Cannes en présence d’Eric Cantona. Prix d’entrée pour ceux qui n’auraient pas eu le temps, ou la volonté, de participer aux éliminatoires : 8 500 euros !

Les tournois permettent de contourner l’interdiction de jouer de l’argent. Ils donnent la possibilité aux clubs et fédérations d’attirer les amateurs – l’inscription est gratuite – en leur permettant de retrouver l’esprit de compétition qui constitue, malgré tout, la base du poker. Les joueurs peuvent légalement gagner des lots en argent et se confronter aux meilleurs.

Au club 3.14, on joue des jetons. Conformément à la législation, l’argent y est interdit. M. Mahen y attache une attention particulière : “Il m’a fallu près de trois mois pour trouver une salle pour le club”, raconte-t-il. Récemment, il a cependant décroché deux sponsors (les marques de vêtements Poker is war et Hoc volo), qui lui permettent d’offrir des lots à ses adhérents. Surtout, pas de faux pas. Et puis ici, le cadre est plus convivial qu’un écran d’ordinateur. Plus accessible que les moquettes épaisses des cercles de jeux et des casinos. Un espace intermédiaire, où l’on peut s’entraîner, se rôder au maniement des cartes autour d’une bière.

Les Partouche et les Barrière ne voient pas d’un mauvais oeil l’éclosion de ces clubs amateurs, qui finissent par leur amener une clientèle désireuse de se mesurer, le temps passant, avec de plus expérimentés qu’elle.

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