Archive pour janvier 13, 2009

opportunité d’achat

Groupe Partouche a publié son chiffre d’affaires de l’exercice 2001/2002 (30 octobre 2002) qui intègre pour la première fois Européenne de Casinos depuis le 1er mai 2002. Le titre flirte actuellement avec ses plus bas annuels et accuse un repli de plus de 30% depuis le mois d’août.

Groupe Partouche, avant le rachat de la Compagnie Européenne de Casinos (CEC), se positionnait déjà comme le leader français des casinos avec près de 20% de parts de marché (26 établissements en France et 5 à l’étranger), ce qui le plaçait devant le groupe Lucien Barrière, Accor Casinos et Européenne de Casinos. Plus de 70% des revenus du groupe sont issus des jeux, et essentiellement des machines à sous (2500 bandits manchots exploités), le solde provenant de l’exploitation d’hôtels et de restaurants permettant de drainer des joueurs vers les casinos. Le titre du groupe est coté sur le Premier Marché de la Bourse de Paris.

Le groupe a donc publié un chiffre d’affaires annuel en hausse de 28% à 371,9 millions d’euros dont 59,3 millions proviennent d’Européenne de Casinos. Hors intégration, le chiffre d’affaires est en progression de 7,6%. Ces chiffres sont en ligne avec les consensus d’analystes.

Ces chiffres tiennent compte notamment de l’impact sur le second semestre de la nouvelle taxation sur les jeux qui augmente les prélèvements et pèse sur la croissance du produit net des jeux. Les prélèvements ont ainsi progressé de 41% à 329,4 millions d’euros.

Par ailleurs, le groupe a également annoncé la cession des casinos de la Bourboule, du Mont Doré ainsi que la vente de la société abritant le projet de création d’un casino à Alvignac. Cependant, les cessions restent encore insuffisantes après l’acquisition de la Compagnie Européenne de Casinos. Le taux d’endettement atteint encore, en effet, plus de 250%.

Parmi les bureaux d’études qui suivent la valeur, CIC Securities a maintenu son opinion ‘Conserver’ avec un objectif de cours de 91 euros et Fortis Securities reste à l’achat avec un objectif de cours de 83 euros. De son côté, SG Securities est resté à ‘Conserver’ et Oddo à ‘Surperformance’.

Au total, ces chiffres sont surprises et témoignent de la poursuite de l’intégration d’Européenne de Casinos au sein du groupe. Si des cessions sont encore nécessaires afin de réduire le taux d’endettement, la faible valorisation actuelle du titre constitue une opportunité d’achat.

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un souvenir impérissable de 2008

Comme les 193 autres casinos français, les établissements costarmoricains ne garderont pas un souvenir impérissable de 2008. La profession parle pour l’année écoulée d’une chute moyenne de 10 % du chiffre d’affaires.

Le casino de Saint-Quay-Portrieux (Groupe Aupiais) est le seul à tirer son épingle du jeu avec une fréquentation stable et un produit brut des jeux – différence entre les mises et les gains, équivalent du chiffre d’affaires des casinos – qui s’élève à 11 millions d’euros. Les jeux de table, dont le poker, représentent 8 à 10 % du chiffre d’affaires réalisé par les 120 machines à sous.

Au casino de Fréhel (Groupe Aupiais), situé sur la plage de Sables-d’Or-Les-Pins, le chiffre d’affaires (4,8 millions d’euros) est en baisse de 1 %. « Nous avons cependant une augmentation de 14,5 % en décembre 2008 par rapport à décembre 2007 », précise Hugo Corbillé, le directeur. Le casino du Val-André (Groupe Partouche) perd 6 % de fréquentation et a engrangé 6,2 millions d’euros. À Perros-Guirec (Groupe Barrière), moins 5,8 % de clients et un produit brut des jeux à 9 millions d’euros.

Ce qu’en disent les dirigeants des établissements de jeux. « C’est normal que le marché se stabilise, indique Hugo Corbillé, président du casino de Saint-Quay-Portrieux. Pendant 10 ans nous avons eu une progression à deux chiffres puis à 8 et 9 % sur cinq ans. »

Selon Patrice Le Brun, directeur du casino du Val-André, les causes sont diverses : « L’interdiction de fumer en janvier, l’accroissement des contrôles d’alcoolémie le soir, le manque de touristes l’été dernier et la crise actuelle qui développe inquiétude et crainte du chômage. »

Pour Jean-Michel Le Déon à Perros-Guirec, la baisse de fréquentation a débuté en juin « avec une nette dégradation. Pour 2009, tout dépend du contexte social, nous ne sommes pas prioritaires dans la consommation des ménages ». Face à cette baisse de fréquentation, tous les directeurs de casinos développent les animations et les spectacles.

Au-delà de la crise, les casinotiers ont également dû composer cette année avec l’application dans leurs établissements de la loi antitabac et l’explosion des jeux sur internet.

Ce qu’en disent les maires. Les prélèvements sur le produit brut des jeux vont pour leur plus grande part (85 %) à l’État et pour le solde (15 %) aux communes les accueillant, dont ils assurent une part importante du budget. Autant dire que les maires des communes concernées regardent l’activité des casinos de très près actuellement. Comme à Perros-Guirec où le casino a redistribué quelque 1,2 million d’euros en 2007. « Cela représente entre 8 à 10 % de nos recettes », confie Yvon Bonnot, maire de Perros.

S’il estime sa ville moins vulnérable que d’autres pour qui les casinos représentent parfois jusqu’à 30 % des rentrées financières, Yvon Bonnot n’en reste pas moins inquiet. « Moins de recettes pour les collectivités, ce sont moins d’investissements, explique-t-il. Des chantiers notamment qui font travailler les entreprises locales. Avec des recettes également en baisse en provenance de l’État, ça finira par faire beaucoup…

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