Archive pour mars, 2009

les anciennes règles du milieu


Différents en tous points, les deux casinotiers sont entrés aujourd’hui en opposition frontale. Depuis le printemps, en effet, rien ne va plus entre eux, et les jeux ne sont pas encore faits. En s’alliant avec Accor, le premier groupe hôtelier européen, et le fonds américain Colony Capital, Barrière a détrôné Partouche, jusque-là n° 1 sur le continent. Depuis, ce dernier tente de récupérer sa position en achetant les casinos Didot-Bottin. Les deux géants du secteur pèsent chacun plus de 700 millions d’euros de produit brut des jeux (PBJ) et sont cotés en Bourse directement ou à travers leurs actionnaires. Ils ont aussi poli leur image de marque. Les dernières affaires en date éclaboussant le secteur (Amélie, Tranchant, Annemasse) n’ont pas abouti ou remontent aux calendes grecques. La dictature du cash-flow et de l’ebitda semble l’avoir emporté la mise sur les anciennes règles du milieu. Aujourd’hui, la guerre des casinos est un duel industriel. Ce qui n’interdit pas les coups de bluff, les grosses mises et les bancos les plus fous.
Ce sont les Groseille et les Le Quesnoy du monde économique. D’un côté, un patriarche, Isidore Partouche, humble radioélectricien et fils de cordonnier, débarqué d’Algérie au Touquet en 1962, avant de reprendre, onze ans plus tard, son premier casino à Saint-Amand-les-Eaux, près de Lille. L’accent pied-noir prononcé. Des membres de sa tribu présents dans tous les rouages du groupe. Des salles de jeux populaires à La Ciotat, Palavas et Berck-sur-Mer… De l’autre côté, Dominique Desseigne, veuf de Diane Barrière, l’héritière d’un empire du jeu développé depuis près d’un siècle par la famille de son père adoptif, Lucien. S’affichant il y a encore peu au bras de Mouna Ayoub, une riche divorcée libanaise et jet-setteuse de choc, Dominique Desseigne n’a pas rompu avec les traditions du clan Barrière. Son très guindé Prix de l’Arc de triomphe, dont il est le partenaire officiel, et un parc de casinos chics dont Deauville, La Baule et Cannes constituent ses plus beaux fleurons.

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Permis de construire

En juin L’architecte qui a conçu l’ensemble s’appelle Malcotti, il est de Luxeuil et a déjà réalisé l’hôtel-restaurant et le casino de Salins pour le groupe Ramousse – il vient d’être également choisi pour concevoir le musée du sel dans cette même commune Le tout sera construit sur un seul niveau d’une surface de 1 200m2 environ dans un style contemporain en utilisant les matériaux locaux, comme le bois. Le permis de construire sera déposé dans la première quinzaine d’avril et si tout se passe bien, les travaux débuteront pour s’achever en fin d’année. Il faut en effet obtenir le permis de construire, déposer le dossier au ministère de l’Intérieur en juin pour une réponse en septembre ou octobre, l’État pouvant très bien refuser…

Une seconde tranche est également prévue, mais sans aucune échéance, elle porte sur la construction sur place d’un hôtel. Le groupe Ramousse préfère rester prudent. Pour la commune, c’est une aubaine, la vingtaine d’emplois espérés ne feront pas oublier la « gamelle » Berchet, mais ressemble fort à un nouveau départ économique. Françoise Vespa peut croiser les doigts.

Le temps a passé, la municipalité a changé et Françoise Vespa, une fois élue maire, a repris contact avec André Ramousse. Cette fois, la donne avait changé, le tracé de la déviation était définitif et l’emplacement des ronds-points précis. Le projet a été repris il y a un peu plus d’un an et adapté. Il est aujourd’hui dans sa dernière ligne droite. De quoi s’agit-il ? Dans un premier temps, de la construction d’un casino avec des jeux de table (roulette, black-jack, boule…) et une quarantaine de machines à sous (à implanter en une ou deux fois) ainsi que d’un restaurant de soixante à soixante-dix places pour un montant de 7M E. Le complexe sera installé à la sortie de la commune, route de Morez, à droite du rond-point achevé cet été.

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Les français dépensent beaucoup.

Que ce soit les courses de chevaux, le loto ou les jeux de casino, la crise économique n’a pas freiné l’appât du gain des Français. Ils ont dépensé 21 milliards d’euros en 2008 dans les jeux d’argent de toutes sortes.

En dépensant en moyenne près de 2,4 millions d’euros à l’heure dans les jeux en 2008, les Français ont versé au moins 21 milliards d’euros dans les caisses du PMU (9,26 milliards), de la Française des jeux (9,2 milliards) et des casinos (environ 2,5 milliards).

“En 2008, les Français ont maintenu le niveau de leurs dépenses de jeu, devenu un objet de consommation comme un autre” constate Robert Rochefort, président du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc). Selon ce spécialiste, la petite entreprise du jeu ne connait pas de crise “car l’argent en tant qu’objet a de plus en plus d’importance dans la société”.

L’interdiction de fumer dans les bars ne semble donc pas avoir pénalisé le monde du jeu… pas si sûr ! “L’interdiction de fumer a surtout pénalisé les jeux qui fonctionnent sur un mode très répétitif” a souligné Jean-Pierre Vénisse, directeur du pôle universitaire d’addiction et de psychatrie au CHU de nantes. Le médecin cite notamment la forte baisse du Rapido (-18,7%) ou des machines à sous (-8,4%).

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l’enquête administrative sur un nouveau casino

Pour ce qui est des machines à sous, Partouche aimerait multiplier par 2,5 son parc actuel et le faire passer de 49 à 120 machines. Ce projet est soumis à l’approbation de la commission supérieure des jeux. Cette dernière dépend du ministère de l’Intérieur. Pour rendre sa décision, elle s’appuiera, notamment, sur le rapport de l’enquête administrative qui va se dérouler 1er au 11 octobre. Pour consulter le dossier relatif au transfert d’exploitation du casino et faire part de ses éventuels remarques au commissaire-enquêteur, se rapprocher de la mairie de Boulogne.

Le chantier du futur casino, place de la République, avance vite. Si vite qu’au rythme actuel des travaux, Jack Ary Hamo, son futur directeur, espère une ouverture « un peu avant ce qui était prévu », sachant qu’était envisagé un déménagement fin mars 2008.

Le transfert s’opérera sans temps mort en terme d’activité. « On fermera rue Félix-Adam vers minuit, on déménagera les machines dans la nuit et on les remontera dans le nouveau casino qui ouvrira vers midi », planifie Jack Ary Hamo, directeur.

Le bâtiment actuel, rue Félix-Adam, propriété du groupe Partouche va sans doute être vendu. À qui ? « Je ne sais pas, répond le directeur. Des agents immobiliers sont venus nous voir, des personnes ont montré un intérêt avec le projet d’y aménager un spa mais, à ce jour, aucune décision n’a été arrêtée. » En ce qui concerne le futur établissement de 2 600 m² de surface au sol, entièrement de plain pied, il a l’allure, comme on le voit déjà, d’une proue de bateau. Sur la façade en verre, sera fixée une enseigne « Casino », histoire qu’on identifie bien la nature de l’activité qui se déroule à l’intérieur du bâtiment moderne situé près du terminal Transmanche par où transitent nombre d’Anglais.

Au sous-sol, a été aménagé un parking d’une soixantaine de places avec accès direct par ascenseur aux salles de jeux. « Il y aura 2 Black Jack, 2 Stud Poker de casino, 2 tables de roulette anglaise et 3 tables de Holden Poker, le poker que joue Bruel », détaille Jack Ary Hamo. On trouvera aussi un « lounge bar » avec musique d’ambiance style piano-bar et pas discothèque, deux restaurants dont un avec une terrasse.

En ce qui concerne le projet de salle de spectacle d’une capacité de 1 500 à 2 000 places sur le parking actuel des bus de la TCRB, il est toujours d’actualité mais pas avant 2009-2010. On s’oriente vers un financement total de Partouche. La structure pourrait être mise à la disposition de la ville de Boulogne par le biais d’une « convention d’utilisation » comme le suggère Frédéric Cuvillier, maire.

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nouvel appel d’offres

Un an de la fin du contrat de la délégation de service public qui unit l’entreprise et la ville de Lyon, un nouvel appel d’offres vient d’être lancé.

Et l’enjeu est de taille. En 2007, le casino a généré un produit brut des jeux de plus de 40 millions d’euros. Au passage, la Ville en prélève 15 %.

Une jolie cagnotte, même si la crise économique associée à la loi anti-tabac et à des contrôles aux entrées plus stricts ont généré des recettes en baisse dans les casinos français l’année passée.

Si l’activité du casino marque le pas, les recettes générées par le Pharaon suscitent toutefois quelques convoitises. La Lyonnaise de Casinos, filiale d’un groupe familial belge, vient d’être retenue pour participer au renouvellement de la délégation. « Notre objectif est de donner une dimension européenne au casino de Lyon », expliquait Sébastien Leclercq, directeur du développement de l’entreprise dans un communiqué. Notre groupe a vocation à poursuivre son développement international et considère comme stratégique une implantation à Lyon, ville en mouvement. »

Dans sa valise, le groupe belge souhaite développer, outre les jeux, une large gamme de services à une clientèle élargie en multipliant « l’offre culturelle et ludique » : hausse du chiffre d’affaire, création d’emplois, meilleure intégration dans l’offre touristique, la société ne lésine pas…

Le groupe Partouche, propriétaire des lieux, aura l’obligation de consentir un bail au nouveau titulaire de la délégation s’il venait à la perdre.

Mais les chances de voir s’échapper le Pharaon sont minces.

Car le groupe Partouche, acquéreur et fondateur du casino lyonnais en 1999, c’est 54 établissements de jeux, dont 47 en France, et une surface financière vis-à-vis de laquelle il sera difficile de rivaliser.

En attendant, le prochain délégataire pourra gérer le casino et ses équipements pendant dix années.

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100 € de plus par mois

Les adeptes des machines à sous ont été privés de jetons hier et le seront encore aujourd’hui. Accrochée aux portes du Casino, et des salles de jeux du Café de Paris et du Monte-Carlo Bay, la même affichette : « la salle est exceptionnellement fermée aujourd’hui ». Et pour cause. La totalité des employés du secteur « appareils automatiques », soit 114 personnes, s’est mise en grève hier matin. Empêchant l’ouverture habituelle à 10 heures de trois des quatre casinos de la Société des Bains de Mer (SBM). Le Sun Casino (dont les employés n’ont pas le même statut) est, quant à lui, resté ouvert.

Revendications ? Le déplafonnement de leur prime d’intéressement. « Notre revendication porte sur 100 € par mois pour chaque employé » explique un représentant du syndicat des jeux automatiques.

Voilà quelques jours déjà que la menace de grève flottait dans l’air. À Pâques, un premier préavis avait été déposé avant d’être finalement levé, après que la direction ait promis des négociations.

Avant-hier lundi, les représentants syndicaux ont bien été reçus par Jacques Maire, directeur des ressources humaines de la SBM. Mais ses propositions ont été refusées en bloc. D’où la décision de faire grève, décision reconduite hier soir pour encore 24 heures.

« On regrette d’en arriver là car c’est notre outil de travail » explique le syndicaliste qui souhaite rester anonyme. « Certes, on a des bons salaires – 3 500 € – mais on veut plus par rapport à notre rendement ». Un rendement florissant puisque les jeux automatiques affichent pour 2006/2007 un chiffre d’affaires de 118,9 M€, soit une progression de 23 % par rapport à l’année précédente. La direction de la SBM estime, quant à elle, que « les raisons qui ont amené ce mouvement relèvent d’une question acquise traitée l’année dernière. Il est impossible de revenir chaque année sur des accords, surtout quand ils sont significatifs. La prime en question a doublé en trois ans, pas les profits ».

Le syndicat des jeux automatiques se réunit ce matin à 10 heures pour décider de la suite à donner au mouvement. Contactés hier par Stéphane Valeri, les Monégasques du syndicat sont reçus ensuite, à 11 heures, par le président du conseil national. Par ailleurs, une commission paritaire, sollicitée par la SBM, aura lieu cet après-midi à 17 h 30 en présence de 12 syndicats des casinos. Un espoir pour sortir de la crise ?

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le tourisme et les jeux

jeu-pokerDevenue une région administrative spéciale (RAS) lors de sa rétrocession à la Chine en décembre 1999, Macao jouit d’une large autonomie. Comme à Hong Kong, le cadre institutionnel de ce territoire repose sur le principe : un pays (souveraineté chinoise), deux systèmes (Macao conservera jusqu’en décembre 2049 le cadre juridique existant avant la rétrocession). Le territoire de Macao s’étend sur 26,8 kilomètres carrés et comprend la péninsule de Macao et deux îles : Taipa et Coloane. Il abrite 450.000 habitants, dont 96 % sont d’origine chinoise. Le revenu par tête s’établit à près de 80.000 dollars américains. Cette région administrative est moins riche que celle de Hong Kong, mais elle prospère en tablant sur ses deux atouts : le tourisme et les jeux.

Macao a affiché en 2004 une croissance de 25 %, la plus forte au monde. Les recettes du jeu ont dépassé 5 milliards de dollars américains l’an passé, classant l’île au deuxième rang mondial, derrière Las Vegas, mais désormais devant Atlantic City.

Soucieux de diversifier son tourisme et de promouvoir son offre culturelle, le gouvernement de Macao a conservé et restauré de nombreux bâtiments hérités de son long passé colonial institué en 1557 et a demandé à l’Unesco l’inscription de 11 sites au patrimoine de l’humanité. Les investissements dans le tourisme et le casino devraient représenter entre 3 et 5 milliards de dollars américains jusqu’en 2007. Ubifrance vient d’organiser une mission d’entreprises dans cette ancienne colonie portugaise dont l’objet était de prospecter ce marché et à laquelle participaient les architectes Edouard François et l’agence Fabre Speller, le groupe Lucien Barrière, ECA2, Sfere, Citelum…

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Bénéfice des contribuables


Si les établissements de jeux contribuent à animer hors saison les communes littorales, c’est surtout les subsides qu’ils leur rapportent qui intéressent les élus. Jean-Pierre Tailleur ne s’en cache pas. «Si ça fait entrer 3 millions d’euros par an dans nos caisses, cela soulage d’autant les contribuables.» Le maire de La Tremblade place la barre haute; à La Rochelle, le casino Barrière équipé de 140 machines à sous acquitte auprès de la ville une redevance de 2 millions d’euros (plus 50.000 euros de recettes des jeux).

A Jonzac, le groupe Barrière est également exploitant du plus jeune casino de Charente-Maritime (50 machines à sous depuis novembre 2004). «ça nous rapporte environ 600.000 euros par an», déclare le maire, Jean-Claude Texier, qui prétend que les Jonzacais ne fréquentent pas l’établissement.

«Généralement, les gens ne jouent pas chez eux, plutôt lorsqu’ils sont en vacances, en sortie. Le casino de Jonzac draine la clientèle de Cognac, d’Angoulême, aussi celle des curistes de passage sur nos thermes.»

A La Tremblade, le maire espère couper le ruban du futur casino début 2007. Celui de St-Trojan l’attend pour la fin de cette même année. Les deux devront attendre un an supplémentaire pour y entendre les premiers cliquetis de machines à sous (50 chacun, pour commencer). C’est à ce moment que les concurrents, à La Rochelle, Châtelaillon, Fouras, Jonzac et surtout Pontaillac, le plus proche, pourront se faire du souci. Vaguement inquiet, le directeur du casino de Royan-Pontaillac (175 machines) suppose toutefois que cette proximité sera cause d’émulation. Selon le principe du «Qui a joué, jouera», toute ouverture de casino crée de nouveaux joueurs.

«C’est une concurrence mesurée. Le groupe Eméraude ne se serait pas lancé dans cette opération chez nous s’il pensait déshabiller ses établissements de Châtel et Fouras», estime Alain Bohé. La gestion d’établissements de jeux est en effet plutôt de bon rapport. Les groupes affichent des chiffres à hausse (+ 6% en 2005 pour celui de La Rochelle) et les communes qui en tirent subsides s’abstiennent de remarques sur l’origine de l’argent.

Tout juste si, à La Rochelle, le groupe communiste au conseil municipal a tiqué dernièrement à propos d’une ristourne accordée au casino Barrière sur la redevance qu’il doit à la ville, au motif de son investissement dans les Francofolies. «Un casino n’est pas seulement un établissement de jeux, aussi un dancing, un restaurant…», justifie Jean Pierre Tallieu. «Puis aujourd’hui, les gens qui veulent jouer le font sur Internet selon des systèmes qui échappent à tous contrôles et taxes.»

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Casino de Grasse!

« Notre casino propose en fait un ensemble d’activités, explique-t-il. Les jeux, bien sûr, avec les machines à sous et le holdem poker, mais aussi un piano bar et des restaurants. Pour la plupart des casinos, l’activité jeux – et notamment les machines à sous – représente 90 % du chiffre d’affaires. C’est ce qui permet de faire tourner l’établissement. Or, nous sommes touchés sur cette partie qui nous fait vivre. »

Une situation qui découle de plusieurs facteurs. « Le contrôle aux entrées a été un frein. Nous avons enregistré une baisse de fréquentation de l’ordre de 20 % depuis son instauration. L’interdiction de fumer est aussi un problème qui nous a privés de 15 à 20 % de nos clients. Il faut ajouter à cela la pression fiscale qui n’a cessé d’augmenter au fil des ans, la crise économique et la concurrence d’internet. Même si elle vient de l’étranger, celle-ci a des offres attractives. Enfin, il y a aussi la concurrence de la Française des Jeux qui a le droit d’utiliser le web. »

Autant d’entraves qui conduisent Philippe Métais à dresser le constat suivant : « Notre activité chute depuis deux ans. Une baisse que l’on peut estimer de 30 à 40 % sur les machines. Face à cette situation, nous avons demandé à nos syndicats de mener des actions, notamment pour que l’on arrête de nous pressurer sur la fiscalité. Et, de façon individuelle, nous avons contacté la Ville pour que soit revu le cahier des charges. S’il n’y a pas un geste de la part de nos partenaires, on pourrait être amenés à fermer, ce qui n’est pas le but. Les deux groupes d’ailleurs (ndlr, Boucau et Partouche) vont investir de l’argent (ndlr, 300 000 s) pour des travaux. »

Pas de garanties pour la préservation des emplois

Mais le geste de la municipalité et la volonté de la direction de poursuivre l’activité suffiront-ils à préserver l’emploi des 38 salariés du casino ? « Nous sommes une entreprise classique, obligée de tenir les comptes, dit sans ambages Philippe Métais. Je ne peux donc pas donner de garanties par rapport à ça. En 2008, nous avons dû procéder à deux licenciements et on fera tout pour éviter qu’il y en ait d’autres. »

Voilà qui ne va sans doute pas faire plaisir à l’opposition municipale à qui le directeur du casino grassois renvoie la balle : « Ces gens-là se permettent de dire des choses alors qu’ils n’ont jamais mis les pieds chez nous. Ils parlent de ce qu’ils ne connaissent pas. Moi, je les invite à venir voir comment ça se passe. »

800 personnes environ viennent chaque jour se détendre au sein de l’établissement de jeux. Une entreprise qui, outre le prélèvement opéré par la commune, « rapporte également de la taxe professionnelle à l’agglo alors qu’une partie de la taxe prélevée par l’État est reversée à la Ville », rappelle Philippe Métais.

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On dépose le bilan

Après la faillite de son concurrent Trump Entertainment Resorts, le géant américain des casinos prévient à son tour qu’il pourrait déposer le bilan cette année. Le groupe n’arrive plus à faire face à ses obligations financières. La crise frappe de plein fouet les géants américains des casinos. Après la faillite de Trump Entertainment Resorts en février, c’est au tour de MGM Mirage, propriété du milliardaire Kirk Kerkorian, de prévenir qu’il pourrait déposer le bilan cette année. Le groupe risque en effet de ne pas pouvoir faire face à ses obligations financières. Mardi soir, MGM a publié un avis financier expliquant qu’il ne publiait pas ses résultats annuels à la date prévue “parce que l’évaluation de sa position financière et de ses liquidités est en cours”. Il explique que “si les mauvaises conditions pour l’économie en général, et pour le secteur du jeu en particulier persistent”, il pourrait “faire défaut sur sa dette senior” (la dette prioritaire). Le groupe s’est préparé à cette éventualité, et a déjà entamé des négociations avec certains de ses créanciers. D’après le Financial Times, le groupe de casinos, propriétaire de 10 établissements à Las Vegas dont le Bellagio, doit rembourser 1,2 milliard de dollars d’obligations qui arrivent à échéance cette année, et la même somme en 2010. Mais avec la crise des marchés financiers, il est incapable de s’endetter à nouveau pour y parvenir. Or, MGM est actuellement lancé dans un gigantesque chantier, celui de la construction dans la capitale du jeu d’un immense complexe d’un coût de plusieurs milliards de dollars, qui abritera notamment trois grands hôtels, un casino et un centre commercial.

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