Après plusieurs siècles de monopole, la France va entrouvrir à partir du 1er janvier 2010 son marché des jeux d’argent pour répondre aux demandes pressantes de la Commission européenne, mais uniquement sur internet et dans un cadre “maîtrisé et contrôlé”. Entouré de trois collègues – Michèle Alliot-Marie (Intérieur), Christine Albanel (Culture) et Bernard Laporte (Sports) – le ministre du Budget Eric Woerth a présenté jeudi le projet de loi qui prévoit d’autoriser les paris sportifs et hippiques et le poker en ligne.Mais le gouvernement, qui “a toujours affiché sa volonté d’être à la fois pragmatique et déterminé”, selon M. Woerth, “va encadrer” cette ouverture : plafonnement des gains des joueurs entre 80 % et 85 % des mises; fiscalité identique pour les opérateurs historiques (Française des Jeux, PMU, casinos) et les futurs opérateurs, soit 7,5 % sur les paris sportifs et hippiques et 2 % sur le poker; autorité de régulation indépendante chargée d’attribuer les licences aux opérateurs; cahier des charges “très strict” (lutte contre le blanchiment d’argent, la fraude, les paradis fiscaux).
Le projet de loi comporte par ailleurs plusieurs dispositions, souligne M. Woerth, visant à “améliorer la protection de l’éthique des compétitions sportives” : paris sur les résultats d’épreuves réelles et “non pas sur la minute de la prochaine touche ou du prochain tirage de maillot”; “reconnaissance d’un droit de propriété payant” pour les organisateurs d’évènements qui feront l’objet de paris.
Enfin, une partie des recettes fiscales sera destinée à financer la lutte contre la dépendance aux jeux et un prélèvement de 1 % sur les paris sportifs sera affecté au Centre national pour le développement du sport (CNDS).
M. Woerth, qui a rappelé que les jeux d’argent rapportaient chaque année cinq milliards d’euros à l’Etat, entend ainsi éviter que le taux de fiscalité ne soit un “repoussoir” et, partant, conserver le même niveau de recettes fiscales.
Car le marché français attire depuis plusieurs années les convoitises des opérateurs étrangers. En 2008, les 30 millions de Français qui jouent régulièrement ou occasionnellement ont laissé 21 milliards d’euros dans les caisses des trois opérateurs historiques (FDJ, PMU et casinos), un chiffre identique à celui de 2007, malgré l’interdiction de fumer et la crise.
Et le marché des jeux en ligne promet d’être particulièrement juteux. L’European gaming and betting association (EGBA, regroupant les plus importantes sociétés de paris en ligne), estime que le marché européen des jeux sur internet devrait atteindre 9,5 milliards d’euros en 2012. Pour M. Woerth, le “marché potentiel” annuel français se situerait entre “deux et trois milliards d’euros”.
Mme Alliot-Marie a insisté sur “l’absolue nécessité d’un contrôle rigoureux des jeux en ligne”. Les sanctions prévues pour organisation illégale de jeux seront lourdes : 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende.
Ce projet de loi a été favorablement accueilli par les opérateurs français interrogés par l’AFP. Le PDG de la FDJ Christophe Blanchard-Dignac a salué l’arrivée “du shérif au Far West”. Celui du PMU Bertrand Bélinguier a insisté sur cette “ouverture maîtrisé”. Dominique Desseigne, le président du premier groupe Barrière s’est déclaré “optimiste”.
Alexandre Dreyfus, président du site Chilipoker a relevé que “le joueur de poker français paiera demain trois fois plus cher pour jouer sur internet”.
Le « resort », complexe hôtelier né dans les années 1970, n’en finit pas de muer. « De l’hôtel sur la plage avec des cocotiers genre Hilton exotique d’après-guerre, on est passé au lieu de villégiature saisonnier », explique David Mandefield, ancien président du conseil d’administration de Méridien SAS dont 35 % des hôtels du groupe sont des « resorts ». « Seulement, il faut établir des partenariats et construire, par exemple, près d’un golf existant, très demandé par les clients mais trop cher à rentabiliser. » Lieu et personnel irréprochables, services sans failles, c’est le Graal poursuivi par tous les groupes. Les séjours raccourcissent et les clients compactent leur visite en trente-six ou soixante-douze heures !
Les machines à sous, un moyen de faire fortune? Non, pas en jouant, naïfs que vous êtes! Mais en les exploitant. Car chacun de ces engins – la France en compte 16 400 – rapporte en moyenne plus de 150 000 euros par an à son heureux propriétaire. Un authentique 


Victimes de l’interdiction de fumer depuis janvier 2008, les casinos ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 8,4 % alors que celui de la Française des Jeux (FDJ) s’effritait de 1,1 %, le PMU étant le seul opérateur à enregistrer une hausse (4,8 %) en 2008.Dès le 4 janvier, le PMU avait annoncé son chiffre d’affaires 2008 (9,262 milliards d’euros, soit la 11e année consécutive de croissance) mais les deux autres opérateurs de jeux n’avaient pas communiqué les leurs.
Le système, mis en place par une famille du Carcassonnais, pouvait rapporter à ses concepteurs plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois. Selon le témoignage d’un
Exceptionnellement, ils parlent d’une même voix. Hier, les représentants des trois organisations patronales des casinos (Casinos de France, le Syndicat des casinos modernes de France et l’Association des casinos indépendants de France) ont appelé le gouvernement à l’aide. Ils demandent des réductions de taxes et un assouplissement des règles qui encadrent leur métier. Depuis le mois de juin, l’activité des casinos est en recul de 15 % à 20 % et l’avenir s’annonce morose. En octobre, l’activité du
Depuis début juin, au Miami, le casino d’Andernos, aux côtés des deux tables de 
